Bonjour à tous!
Avant toute chose, Rémi m’a offert un hébergement sur son site et je tiens à le remercier.
Premièrement, parce que c’est grâce à lui que je me suis mis à la chasse à la sauvagine. Deuxièmement, parce que c’est lui qui m’a initié à toutes sortes de sorties possibles pour ce type de chasse. Troisièmement, parce que sans lui, 75% du temps, je n’aurais pas le matériel nécessaire pour diversifier ce magnifique sport et loisir auquel je m’adonne maintenant et dont je rêve régulièrement la nuit!
Je crois avoir pris soin de noter chacune de mes sorties depuis le tout début et chaque fois j’essaie de relever la température. Peut-être qu’un jour je pourrai dire: Le temps idéal pour une sortie de chasse est le suivant!!! Et non! Certainement pas. Il y a tellement de variables lorsqu’on chasse à part la température. Mais bon, je crois qu’un jour je pourrai tout de même dire que certains facteurs favorisent la réussite. J’espère que vous prendrez autant de plaisir à lire ces récits que j’ai eu à les vivre!
Je vais placer mes aventures selon l’ordre où je les ai vécues, cependant, puisque je n’ai pas entièrement terminé de les écrire, je vais les ajouter au fur et à mesure que j’y arriverai. Peut-être ne comprenez-vous pas… c’est simplement parce que j’ai fait des brouillons que je ne dépose pas ici et parfois je termine des récits de chasse plus récents avant d’autres plus anciens…
Bonne lecture!
PRINTEMPS 2014
3 mai: Avec Rémi, nuageux. 5 oies blanches
(À VENIR)
10 mai: Avec Rémi, Éric Bergeron et son fils. 4 oies blanches
(À VENIR)
AUTOMNE 2014
20 septembre
Ensoleillé et dégagé, léger vent. 15 C
Rémi et moi étions prêts pour l’ouverture. Nous avons tiré sur quelques canards en vol, mais sans succès. Un groupe d’un quinzaine d’outarde s’est dirigé droit sur nous, mais il a subitement changé de direction. Nous n’avons pas tiré, car nous attendions que les outardes soit plus près… Peut-être que de ne pas avoir porté nos gants de camouflage les a alerté… En après-midi nous sommes allés pêcher et avons sorti de nombreuses perches blanches, des barbus et de magnifiques esturgeons!
24 septembre
Très pluvieux et venteux. 12 C
J’ai demandé la permission à une femme. Elle m’a autorisé à faire une approche pour un groupe d’environ 400 ou 500 outardes. Au travers il y avait une vingtaine d’oies. J’ai fait mon approche par un champ de maïs non récoltés. Au bout de celui-ci, il y avait un fossé où plusieurs arbres étaient présents. J’ai tiré en direction de quelques outardes. Elles étaient assez loin et j’étais septique à l’idée de pouvoir les atteindre. Quand j’ai tiré, je n’ai rien tué et les outardes se sont envolées environ 4 pieds plus loin et elles se sont posées à nouveau. Elle étaient alors rendues vraiment trop loin. J’ai tenté de les contourner, mais il n’avait rien pour que je me camoufle. Je suis donc allé en marchant vers elles. Quand elles ont décollé, j’ai couru et j’ai tiré deux coups, mais je n’ai rien touché. Je suis retournée voir la femme pour la remercier de m’avoir donné l’autorisation. Elle m’a raconté que récemment un autre chasseur était venu et en avait tué 15 à cet endroit.
J’ai trop de choses de planifiées! Je voudrais y aller chaque jour!!! 😀
3 octobre
Ensoleillé, ciel dégagé. 16 C
Je vois un groupe d’outarde. Je me fais refuser l’accès au champ. L’approche par le ruisseau aurait été tellement idéale. Un chasseur serait déjà entré dans le champ du propriétaire avec son camion, l’aurait brisé et aurait rapporté la facture…
9 octobre
Ensoleillé, ciel partiellement couvert. 12 C
Je croise une vingtaine d’outardes dans un champ. J’ai demandé l’autorisation à la propriétaire, mais elle n’a pas accepté, car des gens dans sa famille sont chasseurs. Mais que font-ils??? Les oiseaux sont là à l’instant même! 😉 Je veux y aller moi, je suis là, je suis prêt!
10 octobre
Ciel couvert, la pluie était imminente. 12 C
Chasse à l’outarde avec Pascal Duclos! Nous avons mérité ces deux belles prises!!! Plus de 1km notre approche. Nous avons marcher plié sur environ 500 m. Ensuite, nous avons dû nous mettre à 4 pattes pour progresser sur un autre 500 m et pour finir nous avons dû ramper sur plus de 250 m afin d’être assez prêt pour tirer. Ça nous a sûrement pris 2 heures, car rendu au bout du champ de soya où nous marchions à 4 pattes, notre surprise a été de découvrir qu’il n’y avait plus rien pour nous cacher. Nous avons alors pris de la paille pour faire un écran. Par chance, la patience a payée même si la progression était très lente!
12 octobre
Quelle joie celles là! (Suite À VENIR)
15 octobre
(À VENIR)
17 octobre
(À VENIR)
1 novembre
(À VENIR)
08 novembre
(À VENIR)
15 novembre
(À VENIR)
29 novembre

Hier je n’ai pas pu résister, je suis retourné chasser le canard. J’avais vu des outardes voler la veille, donc j’envisageais des opportunités. – 14C au réveil, ce n’était pas chaud, mais ensoleillé. Sur la route pour me rendre au fleuve, j’ai vu deux groupes d’outardes au sol et je me suis arrêté sur la route pour suivre un autre groupe avec mes jumelles. D’un coup que j’aurais pu faire une approche, même si mon objectif était le canard, je me serais laissé tenter. J’ai essuyé un refus par un cultivateur. Un autre chasseur était déjà passé. J’ai donc continué mon chemin. Rémi m’avait préparé du matériel pour favoriser ma chasse: bâches de camouflage, appelants de canards, gilet de sauvetage et un indispensable kayak. À l’embouchure de la rivière, deux canards étaient présents.
En fait, il y avait un canard noir et une sarcelle. Quand j’ai eu fini de tout transporter mon matériel (j’ai dû faire trois voyages…), les deux canards étaient toujours là. Et pour la discrétion, on repassera, j’ai fait un boucan d’enfer dans mes déplacements. Il y avait une mince couche de glace partout et chaque pas la faisait éclater tel un miroir. Pendant plus d’une heure, j’ai tourné en rond. Je ne savais pas comment m’installer. La marée était au plus bas, il y avait donc très peu d’eau et je ne savais pas comment installer stratégiquement les appelants afin qu’ils ne soient pas trop loin de moi. Durant tout ce temps, j’ai vu les deux canards s’éloigner de moi chaque fois que je me rapprochais d’eux. Par contre, ils sont toujours demeurés dans mon secteur. Je les voyais avec mes jumelles. Finalement, l’idée m’est venue d’improviser une cache. Il y avait un arbre couché dont quelques branches restaient. Il était dirigé vers l’eau. Je me suis dit que cela me permettrait d’être un peu plus près de l’eau. J’ai fixé les appelants devant celui-ci et j’ai camouflé le kayak. Ça faisait déjà deux heures que j’étais arrivé! Il était temps que je mette les chances de mon bord. J’ai fait des appels et sans même m’en rendre compte j’ai réalisé que le canard noir s’était séparé de la sarcelle pour venir s’installer devant moi. Il était à une distance que je jugeais limite. Il était là, devant moi et il mangeait. Dans ma patience infinie, j’attendais de voir s’il se rapprocherait. Je “callais” et au moins ça ne le faisait pas fuir. Puisqu’il ne changeait pas de place, j’ai décidé de tirer. J’avais la chance de pouvoir prendre mon temps. J’ai par contre attendu qu’il sorte de l’eau, comme ça je savais que j’augmenterais mes chances. Quand j’ai tiré, il a fait un bond et il s’est reposé. Je l’avais touché, je le savais. Je suis sorti de ma cache, je me suis approché autant que j’ai pu pour tirer de nouveau, mais cela a eu pour effet de le faire plonger. Ouf, la course commençait. Je me suis dépêché à prendre le kayak. J’ai hésité, puis j’ai embarqué mon fusil. Du coin de l’œil, je surveillais le canard. Il ne faisait pas de longues distances sous l’eau, mais régulièrement je le perdais de vue. Peu à peu je gagnais de la distance, mais jamais assez pour pouvoir le saisir. J’ai donc dû m’approcher et figurer où il allait peut-être ressortir. Je devais l’avoir dans mon axe frontal si je voulais tirer et ne pas chavirer. Après quelques répétitions de rapprochement – échange la pagaie pour le fusil, il a finalement sorti la tête dans la bonne direction. J’ai pu tirer et cette fois-là le coup a été fatal à la tête. J’étais sur l’adrénaline, j’en tremblais. Ouf, je n’avais tellement pas envie de le perdre. Ce fut un grand moment de satisfaction. Durant ce temps, la marée a continué à monter. J’ai regardé ma cache et je devais me dépêcher à rejoindre le bord, car j’avais du matériel que je ne voulais pas voir flotter! Le soleil brillait, le paysage était magnifique. Il y avait des glaces par ci par là qui flottaient et se déplaçait. J’aimais beaucoup pagayer dans ses conditions. La glace craquait devant moi et je devais souvent faire mon chemin. C’est comme si tout d’un coup la température avait tellement descendu que tout voulait se figer. C’était juste amusant, car la couche de glace était mince. Rendu au bord, j’ai récupéré tout mon matériel et j’ai remonté la rivière au travers des glaces qui étaient cette fois plus grosses dans l’embouchure. J’ai eu le loisir d’observer un gros rat musqué à une vingtaine de pieds de moi. Ainsi, sur la rivière, il ne me voyait pas. Ce fut un grand plaisir de regagner ma voiture et de changer. Mes pantalons étaient gelés par la glace puisque j’avais marché passablement dans l’eau! Et voilà, une autre belle aventure!



